Tous les articles par Thierry Simonelli

Docteur en Psychologie
(Univ. européenne de Bretagne)

Master en psychologie clinique
(Univ. de Paris 7 - Paris Diderot)

Docteur en Philosophie
(Univ. de Paris 4 - Sorbonne)

Maîtrise en Philosophie
(Univ. de Paris 1 - Panthéon-Sorbonne)

Membre de la Société Psychanalytique du Luxembourg

Livres :

- Verstehen und Begreifen in der Psychoanalyse en collaboration avec Siegfried Zepf. Gießen: Psychosozial-Verlag, 2015.
- Sexualité, marxisme et psychanalyse. Wilhelm Reich avec Richard Poulain and Andrea Oberhuber. Mont-Royal, QC : M Éditeur, 2012
- Les premières métapsychologies de Freud. Montréal : Éditions Liber, 2010
- Traduction: L'«a priori» du corps dans le problème de la connaissance. Paris: Éd. du Cerf, 2005
- Günther Anders. De la désuétude de l'homme. Paris : Éd. du Jasmin, 2004
- Lacan, la théorie. Essai de critique intérieure. Paris : Éd. du Cerf, 2000

Site personnel : http://thsimonelli.blogspot.com/

Les connexions perdues

La dépression n’est pas une inconnue pour Johann Hari. Dans son dernier livre – un best-seller au titre prometteur de Lost Connections: Uncovering the Real Causes of Depression and the Unexpected Solutions – Hari décrit comment, depuis sa plus tendre enfance, il passait de longs moments à pleurer et à sangloter seul dans sa chambre.

À 18 ans, Hari prenait enfin son premier anti-dépresseur. Selon sa propre formulation, ce fut son premier « baiser chimique ». Cependant, le soulagement qu’il en ressentit n’en fut pas seulement biochimique. Car son médecin lui avait expliqué, en toute bonne conscience, qu’il ne faisait que souffrir d’une maladie commune nommée « dépression ».

L’explication représentait un véritable tournant pour Hari : « C’est une affection médicale comme le diabète ou le côlon irritable. […]
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L’instrumentalisation des neurosciences

« La recherche n’a pas pu à ce jour identifier de variantes génétiques ayant indubitablement pour effet de créer des différences cognitives ou comportementales. » (Le Monde, 25 mars 2018)

Le Monde publie un tribune intéressante de 19 chercheurs en neurosciences, en sociologie des sciences et en philosophie de la biologie, dont le sérieux n’est à pas remettre en question prenant officiellement position contre un nouveau tournant « scientiste » rappelant, bien que sur le mode du paternalisme bienveillant, les intrications politiques les plus effrayantes de l’ancienne « hygiène raciale ».

Les chercheurs contestent qu’il existe un « socle génétique important et quantifié, à l’origine de différences psychologiques entre les êtres humains, en particulier selon la classe sociale, les origines ou le sexe ». […]
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Qui prétendrait à l’autonomie complète ?

(Avec l’accord des auteurs – les Drs Raymonde Schmitz et Robert Wagener – nous reproduisons ci-dessous la réponse à l’article de G. Steffgen concernant la discussion sur l’« autonomie » du psychothérapeute au Luxembourg)

Autonomie

Qui prétendrait à l’autonomie complète ?

Je me suis dit que la lettre publiée au WORT par mon collège Robert WAGENER et moi-même en réponse à l’article du Prof STEFFGEN du 18.2.2017 dans ce même journal, pourrait intéresser les lecteurs du blog de psychanalyse.lu.

Dans son article G. STEFFGEN insiste sur la capacité du psychothérapeute exerçant dans le cadre de la nouvelle loi sur les psychothérapies de juillet 2015, de travailler en autonomie totale indépendamment de l’avis et/ou de l’adresse par un psychiatre ou par un autre médecin.

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Comment naissent les maladies mentales ?

DSM

Il semble évident de penser que le DSM, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’Association Psychiatrique Américaine (APA) base ses catégories diagnostiques sur une forme ou une autre d’évaluation statistique des troubles, syndromes ou symptômes psychiques.
Or, rien n’est moins sûr.

À défaut de statistiques, la classification des troubles de l’ainsi-dite « bible de la psychiatrie » devrait fonder sa nomenclature sur des critères scientifiques, publics, cohérents et susceptibles de discussions et de critiques.
Or, rien n’est moins certain.

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Au dédale des psychothérapies psychanalytiques

PsychodynamiqueDans la discussion sur la tentative d’interdiction de la psychanalyse au Luxembourg, nous venons d’apprendre que la psychanalyse, la « thérapie psychanalytique » et le « procédé psychodynamique » sont désormais synonymes et désignent une seule et même approche.

L’information a été transmise par l’un des principaux détracteurs de la psychanalyse, le président de notre Conseil Scientifique national, nouvellement devenu ardent défenseur et meilleur ami de la psychanalyse. Pour des raisons purement professionnelles, scientifiques et objectives s’entend.

Notre collègue Jean-Claude Schotte a très justement rappelé (voir Les déclarations solennelles après-coup) que contrairement à la prompte assimilation par l’expert, ces désignations ne sont nullement synonymes.

Quiconque a jamais eu la curiosité de s’intéresser aux discussions sur les différences entre psychanalyse et psychothérapie aura pressenti la confusion provoquée par le gommage des différences, tantôt énormes, tantôt subtiles, entre la psychanalyse à proprement parler et les psychothérapies à inspiration psychanalytique (selon la désignation courante dans les pays francophones), les « procédés psychodynamiques » et quelques autres encore …

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