Jan 032017
 

Only Human

Vous connaissez la chanson?
Et vous connaissez la chanson?
Le LAND du 23.12.16 a publié le nouvel article du journaliste Peter FEIST parlant de psys au pluriel et à petites différences.

J’essaye de résumer, il y aurait :

  • Ceux avec (titre de psychothérapeute)
  • Ceux sans et qui n’en veulent pas
  • Ceux sans et qui n’en auront jamais (selon Gilles MICHAUX, le président du conseil scientifique de psychothérapie créé suite selon la loi du 14.07.2015 sur la psychothérapie au Luxembourg)
  • Ceux sans et qui l’auront peut-être
  • Ceux sans et qui n’en ont pas vraiment besoin
  • Ceux qui vont risquer d’avoir deux métiers (psychiatre et psychothérapeute) et cela pose aussi problème à M. MICHAUX
  • Ceux qui auront aussi deux métiers (psychologue et psychothérapeute) et cela ne pose pas problème à M. MICHAUX
  • Ceux sans et avec autorisation à une activité (de psychothérapie) accessoire
  • Ceux sans et avec autorisation de soigner des personnes qui ne sont pas trop malades (les psychanalystes à ce qu’il paraît)
  • Les remboursés
  • Les pas remboursés
  • Les différemment remboursés

Vous vous y retrouvez ?


Le Ministère de la Santé a voulu créer une loi sur la psychothérapie au Luxembourg pour protéger les clients/patients/usagers contre des psys malveillants et charlatans risquant de les escroquer ou de les soigner mal.

Passés par le tri du conseil scientifique (composé de 3 psychologues et 3 psychiatres) et accessoirement par celui du collège médical (instance déontologique et disciplinaire des médecins, pharmaciens et nouvellement des psychothérapeutes) et autorisés par le Ministère, les psychothérapeutes vont se trouver inscrits dans un registre professionnel ministériel, servant de garantie pour les usagers d’avoir à faire à un psy reconnu et sérieux.

Cela part certainement d’une bonne intention de vouloir protéger le pauvre client ou usager en souffrance psychique, qui déjà doit se débattre avec son monstre intérieur réveillé du passé, l’empêchant de travailler ou de bien vivre et créant plein de symptômes gênants.
Si en plus, il doit alors se débattre avec un psy pas sérieux, quel gâchis, à moins que le monstre intérieur n’en fasse qu’une bouchée du petit psy ; si bien qu’on pourrait aussi penser à sa protection à lui.

Que m’a dit récemment un réfugié d’Afrique à qui on avait proposé de consulter un psy ? « Si je raconte tout ce que j’ai dû endurer là-bas et pendant ma fuite, le psy risque de se trouver mal et j’aurai un problème en plus. Alors je préfère avoir un problème plutôt que deux. »

La loi sur les psychothérapies, en voulant réguler et contrôler l’« only human », espèce commune à nous tous et aussi aux psys, voulait enlever un problème, mais elle en a créé 10.
Pas de chance, faut faire avec maintenant, se dit la SLP (société de psychologie) et cherche à mettre en place une fédération qui ré-unit ceux qui ont été découpés en plein de petits morceaux par la loi.

Pas de chance, faut faire avec, se disent les psychiatres, des collègues supplémentaires seront bien utiles au vu les longues listes d’attentes dans les cabinets et les hôpitaux, mais faut quand-même pas nous prendre pour des c……s.

Pas de chance, faut faire avec, se dit le Ministère de la Santé et prend les choses en main de façon pragmatique pour accélérer la remise des titres face à la lenteur « scientifique » des « scientifiques ».

Il y en a deux pourtant qui ne capitulent pas et qui continuent à défendre leur loi, leur science, leur conviction que leur science objective, evidence-based et rationnelle viendra à bout de ces trouble-fête appelés … psychothérapeutes non-scientifiques ?, psychanalystes (les pires, à éradiquer), journalistes ?, personnes ordinaires ? only humans ?

Devinez qui ils sont, où ils pourraient se sentir à leur aise ?

M. Gilles MICHAUX dit qu’en tant que président du conseil scientifique, il doit veiller à ce que la loi soit respectée. Il se prend pour quelqu’un d’important, chapeau.

Pour revenir aux pauvres clients/usagers/patients en lutte avec leurs propres démons, je leur souhaite de trouver, malgré tout, des psys qui ne se prennent pas trop aux sérieux et qui auront la modestie, le cran, l’insolence, le respect et la désobéissance pour se mettre à leur écoute, qui voudront comprendre et chercher un terrain d’entente avec ce qui ne s’éradique pas de toute façon.

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