Archives par mot-clé : DSM

Wissenschaftliche Gesundheit

La redéfinition actuelle de la maladie entraîne […] « une transition du corps physique vers un corps fiscal ». En effet, les critères sélectionnés qui classent tel ou tel cas comme passible de soins clinico-médicaux sont en nombre croissant des paramètres financiers.

2001 schon warnte die Weltgesundheitsorganisation (WGO) in Zusammenarbeit mit der Oxford University und der Weltbank, dass 25% der Weltbevölkerung, also jeder vierte Erdenbewohner, Probleme mit der geistigen Gesundheit habe. Tendenz steigend.

Dass diese erschreckende Prävalenz der Geisteskrankheiten – oder politisch korrekter: der geistigen Störungen – irgendwie in Verbindung mit sozioökonomischen Faktoren und Katastrophen steht, wird zwar im Weltbericht erwähnt aber nicht weiter kommentiert. Nicht kommentiert und nicht einmal erwähnt wird die vielleicht auch nicht nebensächliche Tatsache, dass seit 1952 ganze 413 „psychischen Störungen“ hinzugekommen sind. […]
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Les connexions perdues

La dépression n’est pas une inconnue pour Johann Hari. Dans son dernier livre – un best-seller au titre prometteur de Lost Connections: Uncovering the Real Causes of Depression and the Unexpected Solutions – Hari décrit comment, depuis sa plus tendre enfance, il passait de longs moments à pleurer et à sangloter seul dans sa chambre.

À 18 ans, Hari prenait enfin son premier anti-dépresseur. Selon sa propre formulation, ce fut son premier « baiser chimique ». Cependant, le soulagement qu’il en ressentit n’en fut pas seulement biochimique. Car son médecin lui avait expliqué, en toute bonne conscience, qu’il ne faisait que souffrir d’une maladie commune nommée « dépression ».

L’explication représentait un véritable tournant pour Hari : « C’est une affection médicale comme le diabète ou le côlon irritable. […]
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Je suis malade … Aïe! Ouf!

Je suis malade … Aïe ! Ouf !

(Des mots, des ouvrages, des actes et des normes 7)

 

Le « psy » peut apprécier une situation clinique, avec ou sans le patient, mais s’en tenir là et voir comment les choses évoluent au cours du travail. Il n’établira pas nécessairement un diagnostic. Beaucoup de psychanalystes refusent ainsi d’en établir.

Si le « psy » en établit un qui doit être officialisé, il y a de fortes chances qu’il l’établisse en utilisant les nomenclatures des manuels statistiques tels le DSM et la CIM ‒ des nomenclatures malheureusement parfaitement superficielles, qui tiennent davantage d’une définition conventionnelle qu’elles ne résultent d’une exploration d’hypothèses explicatives. Il le fait à des fins administratives, pour que les divers acteurs concernés puissent s’entendre sur le problème à traiter et les procédures de traitement supposées efficientes face à ce problème. […]
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La normalisation dissimulée par les chiffres?

La normalisation dissimulée par les chiffres ?

(Des mots, des ouvrages, des actes et des normes 6)

 

Comment les auteurs du DSM (le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) ou d’autres manuels similaires tels la CIM (la classification internationale des maladies) font-ils pour déterminer qu’il y a « trouble mental » ou « maladie mentale » ? Sur la base d’observations réitérées d’ensemble de symptômes, statistiquement traitées, déclarent-ils. Ils auraient « constaté » quelque chose d’à peu près pareil quantité de fois, avec des variations qu’ils éliminent par le biais des moyennes. Et ils feraient donc la part des choses sur des bases scientifiques.

Faut-il accorder foi à ces déclarations ? J’en doute. […]
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Parler sans s’entendre parler

Parler sans s’entendre parler

(Des mots, des ouvrages, des actes et des normes 5)

En prenant un exemple, quelques données météorologiques indiquant vraisemblablement des retombées du changement climatique fortement discuté parmi les spécialistes, en examinant ce que ces chiffres signifient concrètement pour quelqu’un dans son travail quotidien, un viticulteur vinificateur, j’ai cherché à problématiser ce qu’il faut bien appeler le fétichisme des chiffres : la croyance naïve que les chiffres reflètent immédiatement la réalité, toute la réalité, rien que la réalité.

Les chiffres, proposés sous la forme de moyennes statistiques ou autrement, ne sont pas le reflet pur et simple d’une réalité en soi, même s’ils sont exacts. Ils peuvent être à côté de la question. Il y a ces chiffres-là, et il y en a quantité d’autres. […]
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