Mar 092017
 

Je suis malade … Aïe ! Ouf !

(Des mots, des ouvrages, des actes et des normes 7)

 

Le « psy » peut apprécier une situation clinique, avec ou sans le patient, mais s’en tenir là et voir comment les choses évoluent au cours du travail. Il n’établira pas nécessairement un diagnostic. Beaucoup de psychanalystes refusent ainsi d’en établir.

Si le « psy » en établit un qui doit être officialisé, il y a de fortes chances qu’il l’établisse en utilisant les nomenclatures des manuels statistiques tels le DSM et la CIM ‒ des nomenclatures malheureusement parfaitement superficielles, qui tiennent davantage d’une définition conventionnelle qu’elles ne résultent d’une exploration d’hypothèses explicatives. Il le fait à des fins administratives, pour que les divers acteurs concernés puissent s’entendre sur le problème à traiter et les procédures de traitement supposées efficientes face à ce problème. Toute la question est de savoir si le clinicien y croit, à son diagnostic, ou s’il joue le jeu parce qu’il n’a pas le choix, parce qu’il n’a pas d’autres idées en la matière ou parce qu’il est simplement cynique.

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